Quartier signifie chaque degré d’ordre et de succession des descendants. En France, un homme était réputé de bonne noblesse quand il prouvait quatre quartiers du côté du père et autant du côté de la mère. En Allemagne, il fallait faire preuve de seize quartiers, tant du côté paternel que du côté maternel, c’est-à-dire avoir cinq cents ans de noblesse environ. Aussi les nobles allemands prenaient-ils bien garde de se mésallier. (G.A.)
De pan, tout, et glossa, langue.
Voyez tome XVIII, page 103; dans les Mélanges, année 1738, le chapitre 11 de la troisième partie des Éléments de la philosophie de Newton; et année 1768, le chapitre 10 des Singularités de la nature.
Principe leibnitzien, duquel dépendent toutes les vérités contingentes. Il n’y a personne qui ne se détermine à une chose sans une raison suffisante qui lui fasse voir que cette chose est préférable à l’autre. (G. A.)
Recruteurs prussiens.
Les Bulgares sont les Prussiens.
Dans l’armée prussienne on n’emprisonnait pas le soldat; on lui donnait la schlague, comme étant une peine moins nuisible à sa santé, et même moins démoralisante! (G. A.)
Frédéric II.
Les Abares figurent les Français; Voltaire écrivit Candide pendant la guerre de Sept ans.
Ministre protestant.
Les anabaptistes étaient tolérés en Hollande. Ils se distinguaient par une conduite de mœurs et un extérieur extrêmement simple et uni; en quoi ils avaient beaucoup de conformité avec les quakers. Voyez, à leur sujet, l’Essai sur les Mœurs, chapitre 18.
Voyez tome XIX, page 572.
Le tremblement de terre de Lisbonne est du 1er novembre 1755. — On estima le dommage des églises, palais et maisons, à cent cinquante millions de crusades (la crusade vaut plus de 2 francs), celui des marchandises qui furent détruites par le feu, ou pillées par les brigands, à plus de quarante millions, et il périt quinze à vingt mille habitants. (G. A.)
Voyez tome XIII, page 171.
Après le tremblement de terre de Lisbonne, on y fit en effet un auto-da-fé, le 20 juin 1756; voyez, tome XV, le chapitre 31 du Précis du Siècle de Louis XV.
Voyez, sur la pendaison de Pangloss pour cause d’optimisme, la lettre de Voltaire à Vernet, mars 1759.
Il y eut en effet d’autres secousses en 1756.
Sur Notre-Dame d’Atocha, voyez dans les Mélanges, année 1769, une des notes de Voltaire sur son Extrait d’un journal (ou Mémoires de Dangeau).
Pistoles.
Voyez tome XII, page 428; et dans les Mélanges, année 1759, la Lettre de M. Mead aux auteurs du Journal encyclopédique.
Voyez l’extrême discrétion de l’auteur; il n’y eut jusqu’à présent aucun pape nommé Urbain X; il craint de donner une bâtarde à un pape connu. Quelle circonspection! quelle délicatesse de conscience! (Note de Voltaire.) — Cette note est posthume. Elle n’était même pas dans les éditions de Kehl. Je la tiens de feu Decrois. Le dernier pape du nom d’Urbain est Urbain VIII, mort en 1644. (B.)
Duché de l’Italie d’alors, situé au sud du duché de Toscane, et célèbre par ses marbres.
Sur Mulei-Ismael, qui régnait en 1702, et vécut cent cinq ans, voyez tome XI, page 465; tome XIII, page 140; tome XIV, le chapitre 18 du Siècle de Louis XIV; tome XIX, page 304.
Farinelli, chanteur italien, né à Naples en 1705, sans être ministre gouvernait l’Espagne sous Ferdinand VI; il est mort en 1782. Voltaire reparle de ce Farinelli dans la Conversation de l’intendant des menus en exercice; voyez les Mélanges, année 1761.
Le roi de Portugal. C’était pendant la guerre pour la succession d’Espagne. Voyez, tome XIV, Siècle de Louis XIV, chapitre 18.
Les Russes prirent Azof sous Pierre le Grand, en 1696, et la rendirent à la paix, en 1711; ils la reprirent et la fortifièrent; mais à la paix de 1739, ils la rendirent après l’avoir démantelée. La prise d’Azof, sous Catherine II, est postérieure de dix ans à Candide.
Robeck (Jean), né à Calmar en Suède, en 1672, se noya volontairement en 1739. J.-J. Rousseau parle de Robeck dans sa Nouvelle Héloïse, lettre vingt et unième de la troisième partie.
Voyez l’article Abraham, tome XVII, page 30.
On en comptait trente et une dès 1717.
Voyez la lettre de Voltaire à Frédéric, en date du 6 décembre 1740.
Dans les premières éditions, au lieu de Croust, on lit: Didrie. Mais l’édition faisant partie du volume intitulé Seconde Suite des Mélanges, 1761, porte déjà Croust (B.). — Il est question du révérend P. Croust, le plus brutal de la société, dans le tome XIX, page 500.
L’ouvrage cité sous le titre de Journal de Trévoux, du nom de la ville où il s’imprima, est intitulé Mémoires pour servir à l’histoire des sciences et des beaux-arts. Ce titre a subi plusieurs changements.
Ce mot est resté. C’est là une des premières attaques violentes des philosophes contre les jésuites, qui, par leurs dénonciations, avaient fait suspendre la publication de l’Encyclopédie. (G. A.)
Après le royaume artificiel des jésuites au Paraguai, voici le royaume imaginaire. On croyait à son existence dans le XVIe siècle, et on le plaçait sur les bords d’un prétendu lac Parime, dans le Vénézuéla actuel. Eldorado veut dire pays d’or. (G. A.)
Elle était possédée par les Français dès 1625.
Tel est le texte de toutes les éditions données du vivant de l’auteur, et même des éditions de Kehl. Quelques éditeurs récents ont mis: l’utile était joint à l’agréable. (B.)
Cette province est au nord-ouest de Buénos-Ayres.
Sur le pays d’Eldorado, voyez tome XII, page 408.
Walter Raleigh, celui-là même que Jacques Ier fit mettre à mort, en 1618, pour donner satisfaction à l’Espagne. Il avait été, en effet, à la recherche du pays des mines d’or. Voyez l’Essai sur les Mœurs, chapitre 151.
Comparez cette conversation à celle de Voltaire lui-même avec un quaker, dans la première de ses Lettres anglaises.
Les sociniens rejettent les mystères et n’admettent que l’évidence; voyez tome XVIII, page 408.
Les manichéens admettent un bon et un mauvais principe; voyez tome XI, pages 18, 202.
La Bible. On lit dans la Genèse, chapitre 1er, verset 2: Tenebræ erant super faciem abyssi, paroles que Demaillet donne comme présentant la même idée que ce vers d’Ovide (Métam., I, 15): Quaque erat et tellus, illic et pontus et aer.
Voyez la première journée de Telliamed, où il est dit que la mer a été supérieure d’un grand nombre de coudées à la plus haute de toutes nos montagnes. Voltaire parle souvent de Demaillet et de son Telliamed. Voyez entre autres, dans les Mélanges, année 1768, le chapitre 18 des Singularités de la nature; et, année 1777, le onzième des Dialogues d’Évhémère. (B.)
Ce chapitre 22 a été beaucoup augmenté en 1761; voyez la note 2 de la page 189.
Quelques progrès que les sciences aient faits, il est impossible que, sur dix mille hommes qui les cultivent en Europe, et sur trois cents académies qui y sont établies, il ne se trouve point quelque académie qui propose des prix ridicules, et quelques savants qui fassent d’étranges applications des sciences les plus utiles. Ce ridicule avait frappé M. de Voltaire dans son séjour à Berlin. Les savants du Nord conservaient encore à cette époque quelques restes de l’ancienne barbarie scolastique; et la philosophie hardie, mais hypothétique et absurde de Leibnitz, n’avait pas contribué à les en dépouiller. (K.)
Comparez ce tableau de Paris à celui que Voltaire a déjà esquissé dans Babouc.
Affaire des billets de confession. Voyez, tome XV, le Précis du Siècle de Louis XV, chapitre 36.
La Grange-Chancel adressa à Voltaire, en 1718, une Épitre à M. Arouet de Voltaire, dans laquelle on trouve ces vers:
Que ton exactitude à dépeindre les mœurs
S’étende jusqu’aux noms de tes moindres acteurs,
Et qu’en les prononçant ils nous fassent connaître
Les pays et les temps où tu les fais renaître.
Je vois avec dépit, pour ne produire rien,
Chez le Thébain Œdipe, Hidaspe l’Indien.
Voltaire profita de la critique, et mit Araspe au lieu de Hidaspe. C’est peut-être à ces vers de La Grange-Chancel que Voltaire fait ici allusion. (B.)
Dans l’édition de 1759, on lit:
«… contre lui. — Monsieur, lui dit l’abbé périgourdin, avez-vous remarqué cette jeune personne qui a un visage si piquant et une taille si fine? Il ne vous en coûtera que dix mille francs par mois, et pour cinquante mille écus de diamants. — Je n’ai qu’un jour ou deux à lui donner, répondit Candide, parce que j’ai un rendez-vous à Venise, qui presse.»
C’est probablement le Comte d’Essex, tragédie de Thomas Corneille. (Note de M. Decroix.)
Mlle Lecouvreur. — Sur le refus de sépulture à Mlle Lecouvreur, en 1730, voyez, dans les Petits Poëmes, tome IX, page 369, la pièce intitulée La Mort de mademoiselle Lecouvreur.
Feu Decroix proposait, au lieu de même, de mettre ici comme. Je n’ai trouvé cette version dans aucune édition. (B.)
Il faisait un mauvais ouvrage intitulé Lettres sur quelques écrits de ce temps. On lui donna une abbaye, et il fut plus richement récompensé que s’il avait fait l’Esprit des Lois, et résolu le problème de la précession des équinoxes. (K.) — C’est d’Alembert qui a résolu le problème de la précession des équinoxes: voyez, tome XV, la note des éditeurs sur le chapitre 43 du Précis du Siècle de Louis XV. (B.)
Artois. Damiens était né à Arras, capitale de l’Artois. (K.) — L’attentat de Damiens est du 5 janvier 1757; voyez, tome XV, le chapitre 37 du Précis du Siècle de Louis XV; et tome XVI, page 92.
Le 14 mai 1610 est le jour de l’assassinat de Henri IV par Ravaillac; voyez tome XII, page 559.
Le 27 décembre 1594, Jean Châtel, élève des jésuites, donna un coup de couteau à Henri IV; voyez tome XII, page 556.
Chef de sbires.
Voyez, tome XV, le Précis du Siècle de Louis XV, chapitre 35.
L’amiral Byng. M. de Voltaire ne le connaissait pas, et fit des efforts pour le sauver. Il n’abhorrait pas moins les atrocités politiques que les atrocités théologiques; et il savait que Byng était une victime que les ministres anglais sacrifiaient à l’ambition de garder leurs places. (K.) — L’amiral Byng fut exécuté le 14 mars 1757; voyez tome XV, le chapitre 31 du Précis du Siècle de Louis XV.
Combat près de Minorque, livré à l’amiral La Galissonnière.
Voyez le chapitre 9.
Voyez chapitre 18.
Ce n’est pas Pupilus, mais Rupilius, que nomme Horace, livre Ier, satire 7, vers 1: Rupili pus atque venenum.
Italo perfusus aceto, dit Horace, dans la même pièce, vers 32.
Horace, odes, I, 1.
Voyez ce que Voltaire dit du Paradis perdu de Milton, dans le chapitre 9 de l’Essai sur la Poésie épique, imprimé dans le tome VIII, à la suite de la Henriade.
Achmet III, dont il est parlé dans l’Histoire de Charles XII et dans l’Histoire de Russie sous Pierre le Grand, avait été déposé en 1730; il est mort en 1736.
Ivan, né en 1730, détrôné la même année, emprisonné, et enfin poignardé en 1762.
Sur Charles-Édouard, voyez, tome XV, le chapitre 35 du Précis du Siècle de Louis XV.
Auguste, électeur de Saxe et roi de Pologne, chassé de ses États héréditaires pendant la guerre de 1756; voyez, tome XV, le chapitre 32 du Précis du Siècle de Louis XV; il est mort en 1763.
Stanislas Leczinski, beau-père de Louis XV; voyez, tome XV, le chapitre 4 du Précis du Siècle de Louis XV; il est mort en 1765.
La Lorraine.
Sur le roi de Corse, Théodore, mort le 2 décembre 1756, voyez, tome XV, le chapitre 40 du Précis du Siècle de Louis XV.
Voltaire a parlé de Ragotski dans le chapitre 22 du Siècle de Louis XIV; voyez tome XIV. Ragotski est mort en 1735.
Voyez, dans les Mélanges, année 1759, la Lettre aux auteurs du Journal encyclopédique, datée du 1er avril.