Prendre un livre, c’est sonner à la porte de l’auteur. La porte et le livre s’ouvrent en même temps.
On envie les comédiens de théâtre qui changent de vie chaque soir. Lire un roman, c’est aussi monter sur scène.
M’arrêtant de lire, je me suis réjoui de ce que l’infortune et les disgrâces ne m’aient pas accablé comme les personnages du roman.
Refermant le roman, j’étais amer de n’avoir pas eu une vie aussi aventureuse et riche que celle du héros.
Mes cousins de province : Julien Sorel, Emma Bovary, Angelo, les Pincengrain, Eugénie Grandet, Claudine, Roquentin, Mouchette, etc.
On l’accusait de lire entre les lignes. La vérité ? Il lisait entre les livres.
Il y a des livres espiègles qui s’ouvrent, comme par hasard, sur une page présentant une faute d’orthographe, un barbarisme ou une erreur.
Il est plus difficile de lire dans la joie que dans le chagrin.
Respirer, manger, boire, pisser, dormir et lire sont des fonctions naturelles.
Lire en grignotant des petits Lu.
Si l’un a la passion de la lecture et l’autre pas, le couple est-il viable ?
De l’avantage de lire en cachette : on se donne l’air d’avoir une liaison secrète avec Casanova ou Colette, Philip Roth ou Yasmina Reza.
« Un écrivain ne lit pas ses confrères. Il les surveille. » Maurice Chapelan