Paros, 3 août 2015, 21 heures
Chants grégoriens
La mer, ça se termine. Rien à dire que le scooter, le scooter, le scooter. Toute l’île. Je pourrais faire un journal à la Cioran, je ne sais pas, par exemple : « Déjeuner, 3 août, chez les Orban, invité par Sylvain Lindon. Stéphane Bern. » Ou encore, en plein déjeuner dans une maison délicieuse, face à la mer, au ciel, etc. Quelqu’un a dit en parlant de Philippe Muray : « Ce que dit cet auteur est vraiment frappé au coin du bon sens. » Ça personnalise, ça aère, on est toujours content dans un lieu de pouvoir s’accrocher à des choses du réel. Comme si la nomination était suffisante, immédiatement, on voit quelqu’un. Déjeuner chez les Orban. Ah ! ça fait homme de lettres, ça a de la gueule. Déjeuner chez les Orban, à Paros. Cette île remplie de bleu. Alphonse Allais dit, en parlant d’Honfleur, cette phrase somptueuse : « Honfleur : autant d’eau pour une ville si petite. » Je tenterais très modestement : « Paros, tellement de bleu pour une île si petite. » OK, il vaut mieux que je parle des grands écrivains.