31 août, 17 h 15

Avant « C dans l’air », je repense au « Sermon sur la mort »[97] de Bossuet cité dans le livre de Suzanne Julliard[98] : « Que nous servira d’avoir tant écrit dans ce livre, d’en avoir rempli toutes les pages de beaux caractères, puisqu’enfin une seule rature doit tout effacer ? Encore une rature laisserait-elle quelques traces du moins d’elle-même, au lieu que ce dernier moment qui effacera d’un seul trait toute votre vie s’ira perdre lui-même avec tout le reste dans ce gouffre du néant. Il n’y aura plus sur la terre aucun vestige de ce que nous sommes. La chair changera de nature, le corps prendra un autre nom, même celui de cadavre ne lui demeurera pas longtemps. Il deviendra, dit Tertullien, un je ne sais quoi qui n’a plus de nom dans aucune langue. Tant qu’il est certain que tout meurt en lui, jusqu’à ces termes funèbres par lesquels on exprimait ses malheureux restes ! »

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